Jul 8, 2009
ICAM – Entretien sur l’employabilité des Diplômés
L’Employabilité des Diplômés des grandes écoles francaises en 2009 -
Madame Catry, Directrice de la Communication, ICAM Groupe.
1. Quel est le taux d’employabilité de vos Diplômés cette année et notamment par rapport à l’employabilité du marché sur un plan national ?
Aujourd’hui, 3% des étudiants diplômés en juillet 2008 sont en recherche d’emploi. Ce qui est similaire aux années précédentes. Beaucoup de jeunes ont trouvé un emploi avant leur sortie d’école. Par contre, ceux qui ont attendu pour entreprendre leur recherche d’emploi ont eu plus de difficultés, . Les délais et les modalités de recrutement et de signature des contrats se sont allongés.
2. Quels sont les secteurs d’activité vers lesquels ils sont dorénavant moins attirés, plus attirés et pourquoi ?
De par leur formation généraliste de type Arts et Métiers, les jeunes ingénieurs sont attirés dans leur majorité par les métiers industriels, que ce soit en production, ou dans les bureaux d’études, les méthodes…
Aujourd’hui le secteur automobile, gros recruteur historique, leur semble inaccessible même si les grands constructeurs restent parmi leur cible idéale !
Le secteur de l’énergie, et en particulier la problématique du développement durable et des économies d’énergies, est un domaine en pleine expansion qui attire nos jeunes diplômés. Très sensibilisés à leur environnement, ils voient dans cette filière de formidables opportunités de carrière et autres défis à relever dans ce domaine innovant.
Le BTP, le transport ferroviaire et l’aéronautique sont des secteurs très privilégiés par nos jeunes, parce qu’ils y retrouvent à la fois une composante technique, d’innovation, de performance et de management.
3. Qu’est-ce qui différencient vos étudiants une fois diplômés des autres étudiants diplômés des autres écoles ? Points forts, spécificités, etc.
Les ingénieurs Icam sont reconnus et appréciés pour leurs connaissances techniques généralistes qui leur permet de gérer des projets multidisciplinaires.
Je pense que leur capacités d’adaptation aux équipes, à l’environnement multiculturel provient aussi de leur vécu étudiant : nous les sollicitons beaucoup pour qu’ils s’ouvrent au monde extérieur et qu’ils deviennent acteurs de leur vie (étudiante, personnelle et professionnelle) en développant la notion de choix et de décision. Je ne citerai que l’exemple de « l’experiment », période de 4 mois durant laquelle ils montent un projet personnel en autonomie financière et loin de leur entourage familial. Cette formidable opportunité leur permet, tout en étant accompagnés pendant l’élaboration du projet, de réaliser leur rêve et de se poser en tant qu’adulte à leur retour.
4. Quelles sont vos attentes et vos perspectives face aux évolutions du marché de l’emploi et notamment dans vos relations avec les entreprises ?
Nous souhaitons continuer à approfondir et maintenir les excellents liens que nous avons aujourd’hui avec nos partenaires industriels. Nous sommes persuadés que cette crise est réelle et profonde, mais qu’elle passera et notre rôle, en tant qu’ «entreprise d’éducation » est de former les générations futures !
Nous renforçons pour cela plus que jamais les liens avec les entreprises en leur proposant de prendre de plus en plus part à la vie de l’école en multipliant les possibilités d’interventions, en proposant des cadres de partenariats plus structurés, et en créant des événements entreprises spécifiques et communs à nos 5 sites français comme par exemple un forum en novembre.



Julie Giraud-Avril